Réunion du conseil de Sainte-Marie-Madeleine du 4 juillet 2016 : le revenant

Le maire Lacombe était de retour à son poste pour la réunion du conseil municipal de Sainte-Marie-Madeleine du 4 juillet 2016 tel qu’il l’avait annoncé (Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Le maire Lacombe se remet d’une amputation). Parraissant affaibli, le maire Lacombe a mal paru à plusieurs reprises lors de la réunion. Notamment parce qu’il a du faire venir des membres de sa famille, certains résidant à Sainte-Madeleine,  pour le supporter tellement ses appuis au sein du conseil et de la population sont en chute libre! Le conseiller Patrice Barbot de son côté était absent suite au décès d’un de ses employés dans un accident de travail. (Le Courrier de St-Hyacinthe – Un homme de Saint-Théodore-d’Acton décède tragiquement à l’usine Olymel de Princeville)

Pour visionner l’ensemble de la réunion, vouz pouvez aller ici : Vidéothèque Sainte-Marie-Madeleine

Procès-verbal – 4 juillet 2016

Première période de question

Tel que mentionné, le maire a mal paru lors des 2 périodes de questions. Lors de la première, le maire a du défendre l’intervention de la directrice-générale à TVA (voir l’article ici), alors que cette dernière n’a pas informé le journaliste qu’une motion avait été déposée au sujet des pitbulls. Sa défense a été assez faible, disant que c’était du passé. À la question « Qu’est-ce que c’est le sujet du point 7.5, d’entériner une entente de principe CNESST? », le maire a indiqué que c’était confidentiel! La citoyenne a alors demandé pourquoi c’étais à l’ordre du jour, ce à quoi le maire Lacombe a répondu qu’une résolution devait être passée au conseil. Devant le peu de réponse du maire, la citoyenne a demandé aux autres membres du conseil ce qui en était, et c’est Gilles Carpentier qui a répondu qu’il s’agissait de l’entente pour la plainte de harcèlement. Daniel Choquette a aussitôt enchaîné en disant que ce point était reporté de toute façon. Il est à noter ici, pour ceux qui suivent les affaires municipales, que l’histoire se répète. Quand quelques conseillers ne disent pas comme le maire, une plainte d’harcèlement survient comme en 2009 et ce sont nous les citoyens qui payent les frais de tout ça. Des centaines de millier de dollars en avocats et en frais pour intimider ceux qui veulent vraiment servir la population.

Le maire Lacombe a ensuite été incapable d’expliquer ce qu’était un PIIA dont la firme Gestim avait reçu le mandat de mettre sur pied. Il a fallut que le conseiller Gilles Carpentier réponde sur ce sujet devant un maire Lacombe perdu

La directrice-générale et le maire ont aussi mal paru après qu’un citoyen leur a posé la question suivante: « Pouvons-nous savoir au juste de combien est le surplus? ». C’est alors que la Directrice générale, Mme Ginette Daigle a répondu aux citoyens présents que les informations sur le surplus avaient été inscrites dans le journal municipal du mois de mai. Lise Chartier, une opposante, avait en main les derniers journaux de mai et juin, et rien n’était mentionné. Elle a insisté pour dire qu’il n’y avait rien dans les journaux municipaux. Comme souvent c’est le cas, lorsqu’aucune réponse ne veut être donnée et qu’il faut changer le sujet pour se débarrasser de la question ambiguë, le maire de dire « Mme Daigle va vous l’envoyer’’. C’est alors que Mme Chartier a demandé que les informations soient mises dans le prochain journal municipal pour que tous les citoyens puissent voir et être au courant. Mais si vous regardez le journal qui vient de sortir 2 semaines après cette réunion, RIEN… Encore une fois, il faudra que les citoyens se battent pour avoir les informations, sinon ça tombera dans l’oubli. Comme ça, pas besoin de répondre et tout reste caché. Il fut promis que les informations seraient dans le prochain journal.

Une citoyenne de la montée du 4e rang a demandé si c’était possible d’avoir plus de bornes-fontaines dans son secteur, car il est très boisé et un incendie menacerait toutes les résidences. Le maire Lacombe a été muet à ce sujet, ce qui n’est pas surprenant vu son opposition aux bornes-fontaines dans le domaine Huron. Les autres conseillers ont répondu que le projet était dans les cartons, mais une évaluation de l’état des tuyaux devait être faite avant et ça s’en vient.

Un dernier citoyen a demandé un suivi à une question qu’il avait posée lors d’une réunion précédente, à savoir si la terre qui avait été étendue dans le secteur de la rue Du Moulin n’était pas contaminée. Aucun suivi n’avait été fait, ce qui est un thème récurrent à Sainte-Marie-Madeleine. La directrice-générale a informé le citoyen que l’entrepreneur avait été avisé de cesser les travaux pour le moment. Des discussions auront lieu pour savoir si des analyses seront effectués, pour éviter des problèmes après coup, tel que mentionné par le citoyen.

Deuxième période de questions

La deuxième période de questions s’est terminée sur une question d’un citoyen qui a tourné à la foire d’empoigne. Le citoyen a demandé pourquoi le fils du maire Lacombe, Jean-Pierre, avait dit que Sainte-Marie-Madeleine utiliserait les fonds publics pour étirer les procédures dans la poursuite engagée par des citoyens contre la municipalité à propos du garage de la honte. Le maire Lacombe s’est offusqué en disant qu’il était honnête. Alors le citoyen lui a rappellé son entrevue au Courrier (Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Le maire Lacombe se remet d’une amputation) dans lequel il disait qu’il ne buvait et ne fumait pas, et qu’il ne comprenait pas pourquoi il était malade, alors que des sources sûres disent tout à fait le contraire! Le maire a bien tenté de dire que ce point était hors-d’ordre, mais comment cela aurait pu l’être étant donné qu’il s’agissait de la période de questions? Quel arrogance! Le maire Lacombe ne se gêne pas pour favoriser ses amis, notamment le propriétaire du garage de la honte. Il ne s’est pas gêné pour faire du salissage lors de la dernière campagne électorale. Et il intimide et tente de faire taire ceux qui ne pensent pas comme lui. Voilà l’héritage du maire Simon Lacombe! Ce n’en est pas un d’honnêteté, mais un d’intimidation, de dictature, de salissage, et de mauvaise foi. Le maire Lacombe peut bien monter sur ses grands chevaux, il n’a aucune autorité pour faire la morale à qui que ce soit. Et il est temps que son règne se termine.

Prochain rendez-vous le 15 août 2016!

Le maire Lacombe n’est pas un cas unique

Les problèmes de désertion que l’équipe du maire Lacombe a connue, ne sont pas uniques à Sainte-Marie-Madeleine. En effet, depuis le mois de mai, 3 conseillers membre de l’équipe du maire Michel Fecteau de Saint-Jean-sur-Richelieu, ont claqué la porte de la formation. (Journal de Montréal – Des élus claquent la porte à Saint-Jean-sur-Richelieu).

Le maire refuse de communiquer avec les membres de son propre parti et fait «cavalier seul» lors de la prise de décision.

Justin Bessette, conseiller municipal, Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le maire Fecteau, bien évidemment, rejette la faute sur les anciens membres de son équipe, lui n’ayant rien à se reprocher.

Le maire Michel Fecteau ne s’étonne pas du départ du conseiller Bessette, qu’il accuse d’avoir un «problème d’attitude» et de manquer de collaboration depuis les dernières élections.

Michel Fecteau, maire, Saint-Jean-sur-Richelieu

Que des différences d’opinions surviennent entre les conseillers municipaux et un maire n’est pas anormale. C’est même sain pour la démocratie. Mais, c’est tout de même drôle. On parle ici d’une autre ville, et les conseillers démissionnaires de l’équipe du maire lui reprochent aussi d’agir seul, et de n’en faire qu’à sa tête! Le maire Lacombe, avec sa longue histoire comme maire de Sainte-Marie-Madeleine, et son attitude de dictateur, se surprend encore que des conseillers de son équipe retournent leurs vestes contre lui! Ne soyons pas dupes, la prochaine élection municipale de 2017 ne changera rien à la situation si le maire Lacombe est réélu, car le problème vient de lui. Avec ses récents ennuis de santé (Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Le maire Lacombe se remet d’une amputation), voilà une parfaite occasion pour le maire Lacombe de se retirer honorablement sans faire trop de vague. Malheureusement, c’est probablement l’obstination du maire Lacombe qui le perdra. Il ne saura pas partir de lui-même avant que les citoyens le fassent pour lui.

Prochaine réunion du conseil de Sainte-Marie-Madeleine le 4 juillet 2016

La prochaine réunion du conseil municipal de Sainte-Marie-Madeleine aura lieu le 4 juillet 2016, à 20h, à la caserne des pompiers, au 290, rue St–Jean–Baptiste, Sainte Madeleine.

Comme d’habitude, nous vous invitons à venir en grand nombre! Il est important que le plus de citoyens soient présents, car c’est en étant absent que des aberrations comme le garage de la honte se produisent. Le maire Lacombe et ses partisans ne demandent que ça!

À vitesse variable

La mort tragique de Christiane Vadnais (Journal de Montréal – Possible attaque mortelle par un pitbull: la clôture endommagée devait être remplacée) a relancé partout en province le débat sur les pitbulls et leur dangerosité. Sainte-Marie-Madeleine n’y a pas fait exception.

Lors de la dernière réunion du conseil, 3 citoyennes de la rue Du Moulin sont venues demander que le conseil fasse quelque chose pour un pitbull qui habitait dans le même édifice qu’une garderie familiale. Il en a été question à TVA Nouvelles (Un pitbull au sous-sol de la garderie inquiète le quartier) et aussi lors de l’émission de Dutrizac au 98,5 FM (Des pitbulls dangereux trop près d’une garderie?). Qu’à fait le conseil durant cette réunion? La conseillère Chantal Bernatchez, la directrice-générale Ginette Daigle et le pro maire Patrice Barbot ont essayé à plusieurs reprises de remettre toute la responsabilité sur la Fondation Caramel. Les 3 femmes ont indiqué avoir appelé la Fondation Caramel à plusieurs reprises sans succès, tout comme le bureau à l’hôtel de ville. Les citoyens présents ont pu constater que le message ne s’était pas rendu plus loin que l’oreille de la réceptionniste. Les dames ont donc insisté, et c’est alors que les conseillers Gilles Carpentier et Jean-Guy Chassé ont soumis un avis de motion pour faire modifier le règlement, ce qui a été aussitôt accepté.

On ne peut que saluer l’empressement des conseillers indépendants à veiller à ce que la sécurité des citoyens soit assurée.

On peut aussi se demander à quoi encore une fois pensaient les élus membre de l’équipe du maire Lacombe. C’est encore le même genre d’histoire comme lorsque des citoyens leur ont demandé de ne pas permettre la construction du garage de la honte. Les conseillers Patrice Barbot et Chantal Bernatchez, de même que le maire Lacombe, se sont montrés peu intéressés à faire respecter la réglementation vis-à-vis un citoyen délinquant, en l’occurrence le propriétaire du garage de la honte. Il a fallut l’intervention des conseillers indépendants pour qu’une poursuite soit engagé pour faire démolir l’abri à sel construit sans permis, et faire cesser un usage dérogatoire par le propriétaire du garage de la honte! Et ce sont des citoyens qui se battent en cours pour faire démolir le garage de la honte!

On peut donc dire que alliés restants du maire Lacombe se sont rapidement ralliés aux conseillers indépendants pour la sécurité des citoyens, ce qui est une bonne chose. Mais quand vient le temps de faire respecter la réglementation de Sainte-Marie-Madeleine à un ami du maire Lacombe, alors là on peut prendre son temps, et attendre que la controverse s’étouffe d’elle même. Au final, est-ce que les conseillers Patrice Barbot et Chantal Bernatchez servent les intérêts des citoyens, ou ceux des amis du maire? La question est lancée. À eux de prouver pour qui ils travaillent.