À vitesse variable

La mort tragique de Christiane Vadnais (Journal de Montréal – Possible attaque mortelle par un pitbull: la clôture endommagée devait être remplacée) a relancé partout en province le débat sur les pitbulls et leur dangerosité. Sainte-Marie-Madeleine n’y a pas fait exception.

Lors de la dernière réunion du conseil, 3 citoyennes de la rue Du Moulin sont venues demander que le conseil fasse quelque chose pour un pitbull qui habitait dans le même édifice qu’une garderie familiale. Il en a été question à TVA Nouvelles (Un pitbull au sous-sol de la garderie inquiète le quartier) et aussi lors de l’émission de Dutrizac au 98,5 FM (Des pitbulls dangereux trop près d’une garderie?). Qu’à fait le conseil durant cette réunion? La conseillère Chantal Bernatchez, la directrice-générale Ginette Daigle et le pro maire Patrice Barbot ont essayé à plusieurs reprises de remettre toute la responsabilité sur la Fondation Caramel. Les 3 femmes ont indiqué avoir appelé la Fondation Caramel à plusieurs reprises sans succès, tout comme le bureau à l’hôtel de ville. Les citoyens présents ont pu constater que le message ne s’était pas rendu plus loin que l’oreille de la réceptionniste. Les dames ont donc insisté, et c’est alors que les conseillers Gilles Carpentier et Jean-Guy Chassé ont soumis un avis de motion pour faire modifier le règlement, ce qui a été aussitôt accepté.

On ne peut que saluer l’empressement des conseillers indépendants à veiller à ce que la sécurité des citoyens soit assurée.

On peut aussi se demander à quoi encore une fois pensaient les élus membre de l’équipe du maire Lacombe. C’est encore le même genre d’histoire comme lorsque des citoyens leur ont demandé de ne pas permettre la construction du garage de la honte. Les conseillers Patrice Barbot et Chantal Bernatchez, de même que le maire Lacombe, se sont montrés peu intéressés à faire respecter la réglementation vis-à-vis un citoyen délinquant, en l’occurrence le propriétaire du garage de la honte. Il a fallut l’intervention des conseillers indépendants pour qu’une poursuite soit engagé pour faire démolir l’abri à sel construit sans permis, et faire cesser un usage dérogatoire par le propriétaire du garage de la honte! Et ce sont des citoyens qui se battent en cours pour faire démolir le garage de la honte!

On peut donc dire que alliés restants du maire Lacombe se sont rapidement ralliés aux conseillers indépendants pour la sécurité des citoyens, ce qui est une bonne chose. Mais quand vient le temps de faire respecter la réglementation de Sainte-Marie-Madeleine à un ami du maire Lacombe, alors là on peut prendre son temps, et attendre que la controverse s’étouffe d’elle même. Au final, est-ce que les conseillers Patrice Barbot et Chantal Bernatchez servent les intérêts des citoyens, ou ceux des amis du maire? La question est lancée. À eux de prouver pour qui ils travaillent.

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