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Une initiative décrié de toute part!

Le projet du maire Lacombe de faire interdire l’enregistrement par les citoyens des réunions du conseil a fait parler de lui, et seulement en mal.

D’abord, un reportage de Bruno Beauregard sur TV Cogeco a permis de mettre la table sur cet enjeu très litigieux. La vidéo est disponible ici : https://www.facebook.com/tvcogecosthyacinthe/videos/1541356415897234/

« Ils mettent ça sur Internet, et les citoyens s’en viennent de plus en plus fâché de ça. »

« C’est les citoyens qui m’ont demandé ça! »

Voilà deux commentaires du maire Lacombe dans ce reportage. Rectifions les faits. Premièrement, les citoyens sont fâchés de la façon dictatorial dont se comporte le maire Lacombe, et qui lui a valu d’être la vedette 2 fois (les 23 mars 2017 et 13 avril 2017) à Infoman. Les vidéos filmées par des citoyens n’ont fait que montrer le vrai visage du maire Lacombe. Il n’a que lui à blâmé! Deuxièmement, c’est UN citoyen, M. Patrick Toutant, qui a demandé de faire interdire les enregistrements lors de la séance du conseil du 3 avril 2017. C’est quand même bizarre qu’une pétition de 60 noms contre la dérogation du  »Garage de la honte’’ n’a obtenu aucune attention, mais qu’UN citoyen fasse une demande antidémocratique, alors il y a unanimité des citoyens selon le maire.

Ensuite, Le Courrier de Saint-Hyacinthe en a fait une partie de sa Une du 4 mai 2017 : Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Le conseil à l’église… sans caméra

« On a vérifié, tout est légal »

Manifestement, le maire Lacombe n’a pas consulté cet article de La Presse du 4 mai 2017 : La Presse – Séances du conseil: les citoyens ont le droit d’enregistrer leurs élus, rappelle Québec. Il y est écrit noir sur blanc :

« Une municipalité ne peut interdire à ses citoyens d’enregistrer les séances de leur conseil municipal. »

Cette réponse venait du Ministère des Affaires municipales (MAMOT) directement, suite à une plainte de citoyens de Val-David. Vous pouvez consulter la réponse officielle dans ce document : Lettre au village de Val-David. Le maire Lacombe, qui ne se gêne pas pour dire qu’un citoyen parle à travers de son chapeau, semble ici se faire prendre en flagrant délit de ce qu’il reproche aux autres!

L’émission du 5 mai 2017 de Zoom Actualité sur TV Cogeco a traité du sujet en 2ième partie, où l’analyste Jean Dumont a tourné au ridicule le projet, notamment en faisant quelques suggestions, comme interdire les journalistes ou fournir des cartes de bon citoyen ou même interdire internet à Ste-Marie-Madeleine tant qu’à y être. Parions que le maire Lacombe risque de s’en inspirer! La vidéo est disponible ici : https://www.facebook.com/tvcogecosthyacinthe/videos/1544724492227093/

Finalement, c’est le chroniqueur d’opinion Pascal Faucher de la Voix de l’Est qui fut le plus cinglant : La Voix de l’Est – Un conseil topless.

« Ce qui m’a frappé le plus, c’est que le maire Lacombe affectionne particulièrement frapper sur un petit marteau de type « juge sur l’acide » »

« Fidèle à lui-même, le maire a précisé que « ce sont les citoyens qui l’ont demandé ». Tiens donc. Encore heureux qu’ils n’aient pas demandé un conseil topless, sinon les élus auraient aussi accepté d’emblée ! »

Bref, le maire Lacombe a réussi à faire l’unanimité contre lui sur son projet digne de la Corée du Nord, qui soit dit en passant est le régime totalitaire le plus répressif sur la planète. Quand est-ce que le maire Lacombe va-t-il redescendre sur terre? Le fera-t-il un jour? Si le passé est garant de l’avenir, il faut croire que non! Et ça risque de se jouer aux élections de 2017. Espérons que le maire Lacombe fera face à une solide opposition qui lui fera perdre le pouvoir pour qu’enfin les citoyens puissent contempler la lumière après son règne de noirceur.

L’UPAC perquisitionne

Non, pas à Sainte-Marie-Madeleine. Mais ailleurs au Québec, si.

À Bromont, en décembre dernier : La Voix de l’Est – L’UPAC à Bromont: des citoyens ont fait un signalement

À Blainville, en avril dernier : La Presse – Perquisitions de l’UPAC dans la couronne nord de Montréal

À Terrebone, en juillet : La Presse – Opération de l’UPAC à Terrebonne: la maison du maire visée, et La Presse – L’UPAC de retour à Terrebonne

Le règne du maire Lacombe n’est pas d’une blancheur immaculée. Les exemples de ses dérives sont nombreux : favoritisme pour ces amis, intimidation, salissage, attitude dictatrice. Les perquisitions faites par l’UPAC devraient rappeler au maire Lacombe que personne n’est intouchable. Et qu’il devrait se garder une très grosse gêne avant de clamer haut et fort son honnêteté comme il l’a fait lors de la réunion du conseil du 7 juillet 2016. Malheureusement, son orgueil et son arrogance devrait encore une foi l’emporter sur son gros bon sens.

Le maire Lacombe n’est pas un cas unique

Les problèmes de désertion que l’équipe du maire Lacombe a connue, ne sont pas uniques à Sainte-Marie-Madeleine. En effet, depuis le mois de mai, 3 conseillers membre de l’équipe du maire Michel Fecteau de Saint-Jean-sur-Richelieu, ont claqué la porte de la formation. (Journal de Montréal – Des élus claquent la porte à Saint-Jean-sur-Richelieu).

Le maire refuse de communiquer avec les membres de son propre parti et fait «cavalier seul» lors de la prise de décision.

Justin Bessette, conseiller municipal, Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le maire Fecteau, bien évidemment, rejette la faute sur les anciens membres de son équipe, lui n’ayant rien à se reprocher.

Le maire Michel Fecteau ne s’étonne pas du départ du conseiller Bessette, qu’il accuse d’avoir un «problème d’attitude» et de manquer de collaboration depuis les dernières élections.

Michel Fecteau, maire, Saint-Jean-sur-Richelieu

Que des différences d’opinions surviennent entre les conseillers municipaux et un maire n’est pas anormale. C’est même sain pour la démocratie. Mais, c’est tout de même drôle. On parle ici d’une autre ville, et les conseillers démissionnaires de l’équipe du maire lui reprochent aussi d’agir seul, et de n’en faire qu’à sa tête! Le maire Lacombe, avec sa longue histoire comme maire de Sainte-Marie-Madeleine, et son attitude de dictateur, se surprend encore que des conseillers de son équipe retournent leurs vestes contre lui! Ne soyons pas dupes, la prochaine élection municipale de 2017 ne changera rien à la situation si le maire Lacombe est réélu, car le problème vient de lui. Avec ses récents ennuis de santé (Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Le maire Lacombe se remet d’une amputation), voilà une parfaite occasion pour le maire Lacombe de se retirer honorablement sans faire trop de vague. Malheureusement, c’est probablement l’obstination du maire Lacombe qui le perdra. Il ne saura pas partir de lui-même avant que les citoyens le fassent pour lui.

À vitesse variable

La mort tragique de Christiane Vadnais (Journal de Montréal – Possible attaque mortelle par un pitbull: la clôture endommagée devait être remplacée) a relancé partout en province le débat sur les pitbulls et leur dangerosité. Sainte-Marie-Madeleine n’y a pas fait exception.

Lors de la dernière réunion du conseil, 3 citoyennes de la rue Du Moulin sont venues demander que le conseil fasse quelque chose pour un pitbull qui habitait dans le même édifice qu’une garderie familiale. Il en a été question à TVA Nouvelles (Un pitbull au sous-sol de la garderie inquiète le quartier) et aussi lors de l’émission de Dutrizac au 98,5 FM (Des pitbulls dangereux trop près d’une garderie?). Qu’à fait le conseil durant cette réunion? La conseillère Chantal Bernatchez, la directrice-générale Ginette Daigle et le pro maire Patrice Barbot ont essayé à plusieurs reprises de remettre toute la responsabilité sur la Fondation Caramel. Les 3 femmes ont indiqué avoir appelé la Fondation Caramel à plusieurs reprises sans succès, tout comme le bureau à l’hôtel de ville. Les citoyens présents ont pu constater que le message ne s’était pas rendu plus loin que l’oreille de la réceptionniste. Les dames ont donc insisté, et c’est alors que les conseillers Gilles Carpentier et Jean-Guy Chassé ont soumis un avis de motion pour faire modifier le règlement, ce qui a été aussitôt accepté.

On ne peut que saluer l’empressement des conseillers indépendants à veiller à ce que la sécurité des citoyens soit assurée.

On peut aussi se demander à quoi encore une fois pensaient les élus membre de l’équipe du maire Lacombe. C’est encore le même genre d’histoire comme lorsque des citoyens leur ont demandé de ne pas permettre la construction du garage de la honte. Les conseillers Patrice Barbot et Chantal Bernatchez, de même que le maire Lacombe, se sont montrés peu intéressés à faire respecter la réglementation vis-à-vis un citoyen délinquant, en l’occurrence le propriétaire du garage de la honte. Il a fallut l’intervention des conseillers indépendants pour qu’une poursuite soit engagé pour faire démolir l’abri à sel construit sans permis, et faire cesser un usage dérogatoire par le propriétaire du garage de la honte! Et ce sont des citoyens qui se battent en cours pour faire démolir le garage de la honte!

On peut donc dire que alliés restants du maire Lacombe se sont rapidement ralliés aux conseillers indépendants pour la sécurité des citoyens, ce qui est une bonne chose. Mais quand vient le temps de faire respecter la réglementation de Sainte-Marie-Madeleine à un ami du maire Lacombe, alors là on peut prendre son temps, et attendre que la controverse s’étouffe d’elle même. Au final, est-ce que les conseillers Patrice Barbot et Chantal Bernatchez servent les intérêts des citoyens, ou ceux des amis du maire? La question est lancée. À eux de prouver pour qui ils travaillent.

La mairesse qui n’aimait pas Facebook

Voici un article dans le Journal de Montréal sur la mairesse de Saint-Mathias-sur-Richelieu qui n’apprécie pas la critique sur sa gestion.

http://www.journaldemontreal.com/2015/05/24/la-mairesse-qui-naimait-pas-facebook (voici une copie scanné La mairesse qui n’aimait pas Facebook – Journal de Montréal)

Ça vous rappelle quelqu’un? Le combat de Sylvain Morissette n’est pas sans rappeller celui mené par les opposants envers l’administration Lacombe. Vous pouvez consulter la page Facebook Parlons Saint-Mathias pour en apprendre davantage sur toute cette histoire. Nous souhaitons le meilleur à M. Morissette dans son combat!

Un avertissement

Si le maire Lacombe s’est permis d’envoyer un avertissement aux opposants, la Commission municipale du Québec s’est permis de lui en envoyer un à lui, et à tous les maires du Québec, de manière indirect.

http://www.lapresse.ca/actualites/regional/201505/12/01-4869204-gestion-tyrannique-mepris-et-liste-noire-a-lassomption.php

http://www.lapresse.ca/actualites/regional/201505/13/01-4869457-lassomption-mise-en-tutelle.php

Gestion tyrannique des employés et des cadres, mépris général des règles de gouvernance : la gestion du maire de L’Assomption Jean-Claude Gingras et de son directeur général Jean Lacroix fait l’objet d’un rapport accablant de la Commission municipale du Québec (CMQ).

Le rapport de la CMQ envoie un message aux maires du Québec : vous ne pouvez pas faire n’importe quoi. Il y a des règles et procédures à respecter. L’administration Lacombe doit en prendre bonne note.

Ailleurs au Québec

Si vous pensez que ce qui se passe au conseil municipal de Sainte-Marie-Madeleine est unique, vous pouvez consulter cet article sur Radio-Canada à propos de la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard.

http://ici.radio-canada.ca/regions/montreal/2015/04/02/001-lisette-lapointe-minoritaire-au-conseil.shtml

Les temps sont durs pour Lisette Lapointe, mairesse de Saint-Adolphe-d’Howard. Quatre conseillers municipaux ont quitté son équipe depuis février dernier, dont trois le 2 avril. Principale raison : le style de gestion de l’ex-députée péquiste.

Selon lui, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la démission récente du directeur général de la Municipalité, Martin Nadon. Selon M. Massie, ce départ serait attribuable au type de gestion de la mairesse. « Souvent, les décisions étaient déjà prises quand elles étaient soumises au conseil », affirme-t-il.

Ça ne vous rappelle pas quelqu’un? Par exemple, le style de gestion du maire Lacombe?